un cheminement

En 1992, dés l’acquisition de cette maison, nous avons voulu apporter des réponses à plusieurs difficultés qui apparaissaient :

– rétablir un équilibre dans les volumes du bâtiment,

– aménager les lieux de vie vers le sud  (à l’opposé des aménagements historiques),

– intégrer dans le volume du bâtiment un espace intermédiaire entre le jardin et l’intérieur de la maison : une véranda ou un jardin d’hiver,

– appliquer les concepts du bioclimatisme (voir menu plus loin) dans le bâtiment,

– profiter au mieux de ce que la nature nous apporte : un jardin à vivre, une utilisation raisonnée de l’eau de pluie dans la maison, un système de chauffage au bilan CO² minimal,  des capteurs solaires thermique et électrique.
Le site des passeurs (belges) d’énergie reprend une description très détaillée de ces investissements en matière d’énergies durables :  http://www.passeursdenergie.be/pg.php?id_menu=231&id_mem=1090&id_projet=122

– utiliser des matériaux et des savoirs faire en accord avec la composition et le style du bâtiment : choix de la chaux comme liant, ré-emploi de matériaux anciens, enduits naturels.

Au fil du temps, beaucoup de ces réponses ont été apportées, ne subsiste « que » l’implantation d’une véranda ou jardin d’hiver.

Dés le début, il me semblait évident qu’il fallait installer ce jardin d’hiver au sud, en lien avec les pièces où l’on vit et le jardin un peu plus bas.

 

Un volume sur une base existante

Avec une surface habitable d’environ 500 m², il était inutile de construire une nouvelle extension contre le bâtiment existant. L’incendie partiel d’une ancienne pergola au sud du bâtiment a permis de dégager une surface  propice à notre jardin d’hiver.

Cela mettait fin à de stériles réflexions sur la modification du volume du bâtiment principal ou d’un changement dans la pente des toitures.

Après avoir fait quelques relevés, quelques croquis assez libres on s’est englué dans des projets loufoques peu réalistes.

Et puis, une idée, avancveranda-architecte-etude-batimenter avec le regard de quelques architectes.

La première rencontre permet souvent de sentir une affinité, une convergence d’esprit.

Ce fut le cas avec l’un d’eux dont le croquis ci-contre rend compte de l’unique mais intense partage d’idées.

Traduction : recréer un volume à gauche de la tour par une maçonnerie ou un volume vitré voire le dédoubler sur l’arrière du bâtiment par un volume végétalisé.   A moi d’y injecter mes idées de structures métalliques et de verre qui me trottent depuis quelques nombreuses années…

Et d’envisager, pourquoi pas, un volume au sol  qui prend également appui au dessus du salon . . .

veranda-etude-colonne-style 2

Partir d’une base rectangulaire et former une coupole prenant appui au-dessus du salon.

 

Pour réussir une transformation harmonieuse entre un parallélépipède en bas et un dôme en haut, je me suis inspiré d’une réalisation créée à l’occasion de l’exposition internationale de Paris en 1878. veranda-about-exposition1878

Cette serre horticole fut rachetée par un célèbre journaliste installé dans le village Français de Osny.
Bien évidemment, au fil du temps, cette serre horticole a laisser la place à un parc public.

Sur la photo ci-contre on remarque un  volume de base carrée qui soutient un dôme par l’intermédiaire de surfaces courbes faites de profilés métalliques cintrés.

Alors j’ai poursuivi dans le même filon avec quelques notes de délire.

Et quelques croquis pour mieux s’immerger dans le projet.

veranda-projet-archifouveranda-projet-cylindreveranda-projet-panoramaveranda-projet-courbure

Pour, finalement, s’arrêter à ceci :veranda-projet-courbure-acier